Loin de moi de vouloir entrer dans le débat politique. Mais pour avoir interviewé quelques-uns des acteurs du marché du soutien scolaire, je peux témoigner que leur argument de vente auprès des parents, c’est que eux proposent du « vrai » soutien, c’est-à-dire avec des enseignants en exercice (ou à la retraite), et pas avec des étudiants.
Ces entreprises qui jouent parfois un rôle mais jouent surtout avec la hantise de l’échec scolaire sont désormais de bonnes affaires cotées en Bourse où elles font merveille, d’ailleurs. Leurs prestations via le CESU, sont défiscalisables, pour les familles qui le peuvent.

Comment des parents entrent-ils dans cette logique ? :

« Mon enfant a de mauvais résultats à l’école, donc je paie un enseignant d’ailleurs qui fait des piges pour lui faire refaire ce que l’enseignant en titre ne parvient pas à faire ??? »

Sans doute le prof de soutien est-il lui-même mis en cause par certaines familles de ses propres élèves !!! On pourrait imaginer qu’un jour, ce soit une seule et même personne qui officie en classe et joue les sauveurs le soir, comme un comédien joue plusieurs rôles. Cela s’appelle un cercle vicieux.
Cela soulève bel et bien, en tout cas, que la qualité relationnelle y est pour quelques chose.

Au lieu de nier en bloc ce qu’une responsable politique a posé sur la table, et qui est une évidence, mieux vaudrait gérer ces réalités-là :

  • Il y a des profs qui arrondissent leurs fins de mois par cette activité ;
  • Il y a des familles ayant le sentiment que quand « ça ne va pas à l’école », ce n’est pas à l’école qu’ils trouveront la solution.

Des remèdes ?

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