Antonine entre en CP. Elle ne sait pas encore la révolution qu’elle va traverser. Vous, si. L’idée qu’elle « n’y arrive pas » vous inquiète. Cessez de trembler, aidez-la !

L’apprentissage de la lecture est un gros effort mental et psychologique pour l’enfant. Essayez de lire une langue étrangère en public et vous saisirez mieux ce dont je parle. Dans cette phase d’acquisition, parlons moins de « devoir » que de « conquête ». Voici un petit truc.

Prenez un livre pour débutants lecteurs et offrez-le à Antonine. Un vieux livre des frères et soeurs ou un exemplaire acheté pas cher dans une braderie, car il va falloir écrire dessus et le « sacrifier ».

Il va falloir aussi expliquer à Antonine que ceci est une expérience pas une habitude. C’est important…

Ensuite, équipez cette chère Antonine d’un… surligneur, type Stabylo et vous lui dites : « Chaque fois que tu rencontres un mot que tu sais lire, tu surlignes ».

Cet objectif, curieusement, devient comme un jeu, et dépolarise l’enfant de l’obligation de résultat. Il lit, il lit, il stabylobosse, c’est euphorisant tout ce qu’il sait et découvre qu’il sait !
Peu à peu, les pages sont plus colorées. L’apprenti(e) lecteur(rice) revient en arrière sur ses premières pages pas très surlignées. Il visualise ses progrès.
C’est comme pour apprendre le vélo : « Pédale sans regarder tes pieds ! ». « Lis sans te regarder lire. Sans rechercher en même temps l’assentiment des autres ».

« Tu lis, tu es libre. La lecture… quelle merveille. Sa conquête, l’odyssée de l’espace … et de l’aventure ! ». Tu es une héroïne incroyable, Antonine ! ».

0
Comments

Laisser un commentaire